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ATTAQUE DE ROMANS-SUR-ISÈRE: LA GARDE À VUE DE L'ASSAILLANT SE POURSUIT

Lundi 6 Avril - 20:56

Actu. locale


Une équipe du GIGN. - © © Mika / GIGN
La garde à vue d'Abdallah Ahmed-Osman, le réfugié soudanais qui a tué deux personnes dans une attaque au couteau samedi à Romans-sur-Isère, dans la Drôme, se poursuivait lundi en fin de journée dans les locaux de l'antiterrorisme près de Paris.


Un deuxième homme, interpellé samedi chez Abdallah Ahmed-Osman, était également toujours en garde à vue, précise l'AFP. Tous deux ont été transférés lundi à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), selon le parquet national antiterroriste (Pnat).

La garde à vue d'un troisième Soudanais, qui résidait dans le même foyer que l'assaillant et avait été arrêté samedi soir, a été pour sa part levée, sans qu'il fasse l'objet de poursuites.

Deux morts et cinq blessés


Armé d'un couteau, Abdallah Ahmed-Osman a agressé des passants dans la rue et des personnes dans un bureau de tabac, une boucherie et une boulangerie. Il en a tué deux et en a blessé cinq autres.

Parmi les cinq blessés, trois ont été opérés. Le plus grièvement touché se trouvait lundi soir dans un état stable et les quatre autres sont "sortis d'affaire", même si deux d'entre eux restent en observation, a précisé la préfecture de la Drôme.

Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête samedi, notamment pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

"Pas de souvenir"


Selon une source proche de l'enquête, Abdallah Ahmed-Osman a affirmé en garde à vue "ne pas se souvenir de ce qui s'est passé".

Une expertise psychiatrique sera menée.

Lors d'une perquisition à son domicile, ont été trouvés "des documents manuscrits à connotation religieuse dans lesquels l'auteur des lignes se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants", selon le Pnat, "a priori" écrits par lui.

Six téléphones, dont cinq anciens appareils non exploitables, ont également été saisis. Une première expertise du sixième, qu'il utilisait actuellement, n'a pas permis de retrouver d'élément saillant pour l'enquête, a indiqué une source proche du dossier.

La France vit sous une constante menace terroriste depuis la vague d'attentats jihadistes amorcée en 2015, qui a fait 258 morts au total après l'attaque de samedi.

Depuis le début de l'année, la justice antiterroriste s'est saisie d'une attaque à Villejuif (Val-de-Marne) le 3 janvier, lorsqu'un jeune homme converti à l'islam et atteint de troubles psychiatriques avait attaqué au couteau dans un parc des promeneurs, faisant un mort et deux blessés, avant d'être abattu par les policiers.