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"AU DÉPART, CE N’ÉTAIT PAS UNE VOCATION, JE NE COLLECTIONNAIS PAS LES PETITS CAMIONS ROUGES"

Jeudi 10 Octobre - 05:00

Actu. locale


Christophe Dobkess, sapeur-pompier à Bourg-en-Bresse - © Delphine Convert
Les rencontres de la sécurité se déroulent partout en France jusqu'au 12 octobre. A cette occasion, Radio Scoop donne la parole à ses hommes et ses femmes de Bourg-en-Bresse qui nous protègent. Petit détour ce jeudi par la caserne des pompiers, à la rencontre du lieutenant Christophe Dobkess.


Après le brigadier-chef Magali Rodriguèsce mercredi, place à Christophe Dobkess, 42 ans, adjoint au chef de centre de secours de Bourg-en-Bresse. Il est sapeur-pompier depuis 25 ans.

Pourquoi avez-vous décidé de devenir pompier ?

"Au départ, ce n'était pas une vocation, je ne collectionnais pas les petits camions rouges. J'avais une grosse passion pour le sport, j'étais en sport-étude. À la fin de mes études, on m'a proposé de rentrer sapeur-pompier volontaire, j'ai très vite accroché alors que j'étais plutôt destiné à la gendarmerie. Je faisais mon service militaire, j'étais plus destiné à rentrer dans l'armée. J'ai gardé quand même un lien avec la gendarmerie, j'ai été réserviste pendant 15 ans en parallèle de mon métier de pompier.

L'esprit de corps, l'ambiance, les valeurs, la volonté d'aider les gens, les montées d'adrénaline lors des interventions, m'ont vraiment plu chez les pompiers.
"

Quel a été votre parcours ?

"Sapeur-pompier volontaire pendant quatre ans, j'ai voulu en faire mon métier. J'ai passé mon concours pour devenir professionnel. J'ai intégré le centre de secours d'Oyonnax.

Ensuite, je suis arrivé sur Bourg-en-Bresse. Je suis monté en grade, jusqu'à passer le concours d'officier et occuper le poste d'adjoint au centre de secours.
"

Quelle est la différence entre rêve d'enfant (pour certains) et réalité ?

"Il peut y avoir une différence notamment dans les attentes. Quelqu'un qui est rentré il y a quelques années chez nous, ne retrouve pas le même métier. Le métier a évolué. On fait beaucoup d'assistance au public. Le secours à personnes représente plus de 70 % de notre activité.

Avant, on était basé sur du secours d'urgence, on en fait toujours, mais aujourd'hui on est de plus en plus sur de l'assistance au public, comme intervenir pour une personne en détresse en plein hiver et qui n'aurait pas de foyer, ou encore une personne âgée qui a glissé de son lit dans la nuit. On va venir pour la relever et prendre le temps de discuter avec elle.

Les incendies ne représentent que 10 % de notre activité. Mais quand on en fait un, ça marque.
"

"On ne va pas sur le terrain la boule au ventre, mais on n'est pas à l'abri"


On parle de plus en plus d'agressions de pompiers lors des interventions, c'est une réalité ?

"Oui c'est une réalité. Au quotidien, en 20 ans, l'insulte s'est presque banalisée. On doit également gérer des agressions physiques. Il y a de plus en plus d'insécurité. On ne va pas sur le terrain la boule au ventre, mais on n'est pas à l'abri."

Aujourd'hui vous gérez avec le chef de centre 48 sapeurs-pompiers professionnels, et 62 volontaires, comment vous vivez ce rôle ?

"Je suis passé en tant qu'homme de rang, donc j'essaie de me rapprocher du chef que j'aurais aimé avoir à l'époque. Il y a encore pas mal de travail. L'idée, c'est d'essayer d'apporter le plus de soutien aux personnels en caserne et de leur faciliter le quotidien de manière à ce qu'ils puissent se concentrer sur leurs interventions."