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EDOUARD PHILIPPE : "LES 15 PREMIERS JOURS D'AVRIL SERONT ENCORE PLUS DIFFICILES"

Samedi 28 Mars - 17:22

COVID-19


Le Premier Ministre Edouard Philippe (à droite) et Olivier Véran - © Twitter @EPhilippePM
Le Premier Ministre s'est exprimé durant un peu plus d'une heure et quart ce samedi, en fin d'après-midi. "Le combat ne fait que commencer, il va durer et nous devons tous l'intégrer. Pour le gagner, il faudra faire preuve de discipline", a-t-il demandé aux Français.


Dans un tweet publié en début d'après-midi ce samedi 28 mars, 12e jour du confinement, Edouard Philippe avait promis "une transparence totale" aux Français "qui se posent des questions". Le Premier Ministre a pris la parole à 17h49, avec 49 minutes sur l'horaire prévu initialement.

"Oui, certaines choses nous inquiètent"


"Nous vivons une crise sanitaire sans précédent, depuis au moins un siècle. Cette crise sanitaire est désormais européenne et mondiale, avec les Etats-Unis, l'Inde, l'Amérique du Sud, puisque près de la moitié de l'humanité est confinée. Je veux vous dire les choses avec franchise : le combat ne fait que commencer. Les quinze premiers jours d'avril seront encore plus difficiles que les quinze jours écoulés", explique dès les premières minutes Edouard Philippe.

"Il est évidemment pénible de rester confinés avec des enfants et des adolescents, mais cet effort collectif participe à l'effort national", poursuit le Premier Ministre, qui avoue que "oui, certaines choses nous inquiètent. Le virus se répand de façon très rapide et le nombre de cas positifs double tous les trois-quatre jours".

"On ne connaît pas le taux de mortalité du virus parce qu'on ne connaît pas toutes les personnes touchées. 80% des cas sont bénins", explique Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine de Paris.

Le bilan de la mortalité sera étendu aux Ehpad


"Le dispositif national de surveillance de l'épidémie se fait par trois sources : un test de dépistage par le nez, un suivi hospitalier quotidien avec 600 hôpitaux qui signalent chaque jour le nombre de patients admis, le nombre de malades en réanimation et le nombre de patients sortis guéris, et enfin le recours aux soins en ville par des médecins et des laboratoires", précise Jérôme Salomon, Directeur général de la Santé.

En ce qui concerne les chiffres de la mortalité, Jérôme Salomon assure que le nombre de décès dans les Ehpad sera désormais recensé.

Comment freiner le virus ?


"Nous allons augmenter la capacité d'accueil dans les services de réanimation. Ensuite, le confinement permet de diminuer le nombre de personnes infectées. Enfin, il faut déplacer les malades dans certaines régions où les lits sont encore disponibles puisque la vague épidémique n'est pas encore arrivée", précise Edouard Philippe, qui appelle "au civisme des Français pour que le nombre de cas diminue".

"Au moment de la décision du confinement, il y avait moins de 8 000 cas sur le territoire national et moins de 200 décès. On fera un nouveau bilan en fin de semaine prochaine et nous en tirerons les conséquences", promet le Premier Ministre.


"Tous les hôpitaux publics et privés sont mobilisés. La capacité était de 5 000 lits en France, elle a été augmentée à 10 000 lits actuellement et nous souhaitons la monter à 14 000 à 14 500 lits. À chaque fois qu'un établissement nous informe de la difficulté de s'approvisionner en médicaments, nous mettons tout en oeuvre pour le satisfaire en puisant dans le stock national", assure Olivier Véran, le Ministre des Solidarités et de la Santé.

Plus de 700 000 personnes en perte d'autonomie résidant dans des établissements spécialisés, comme les Ehpad. "Nous devons aller plus loin pour protéger ces personnes fragiles. Je demanderai aux établissements à se préparer à un isolement total, à un dépistage en priorité du personnel qui travaille dans ces établissements et une demande à ce personnel de sortir le moins possible pour réduire encore le risque de transmission. La France ne laissera pas les personnes âgées sur le bord de la route, c'est hors de question", explique Olivier Véran.

Un milliard de masques commandés


"Aucun système sanitaire n'a été pensé pour répondre à une telle vague", avoue Edouard Philippe, qui a demandé aux Préfets de certains territoires d'Outre-Mer de mettre en place des couvre-feux.

Enfin, Olivier Véran, qui assure que "30 000 tests seront réalisés en avril, 60 000 en mai et 100 000 en juin", a fait un point sur la question sensible des masques : "la France était équipée de 117 millions de masques au début de l'épidémie. Cette semaine, 36 millions de masques ont été déstockés en direction des hôpitaux et du personnel de santé et 8 millions sont produits en France chaque semaine. Nous avons donc passé des commandes partout dans le monde : la France en a commandé plus d'un milliard pour les prochaines semaines !"

Rappelons que le port du masque est très utile, à condition de ne pas le toucher systématiquement avec les mains et ne pas l'enlever régulièrement.

►COVID-19

1 français sur 4 pense que le coronavirus a été fabriqué...en laboratoire !

C'est le résultat d'une étude de l'Ifop publiée...