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HAUTE-LOIRE : QUE S'EST-IL VRAIMENT PASSÉ LORS DE L'EXPLOSION DE BAS-EN-BASSET ?

Mercredi 14 Aout - 10:42

Actu. locale


Plus de 3 000 personnes réunies pour les obsèques de Tristan, Maxime et Bastien - © Anthony Perrel
Une information judiciaire pour "homicide involontaire" a été ouverte concernant la mort de trois adolescents dans une explosion, en 2015.


"Je ne comprends pas que cette information judiciaire n'ait pas été ouverte naturellement", confie Gilles-Jean Portejoie, l'avocat des familles. Pour lui, il ne s'agit pas d'une réouverture d'enquête, mais d'une ouverture tout court.

Pour rappel, Tristan, Maxime et Bastien, trois adolescents de 14 à 16 ans, avaient trouvé la mort dans l'explosion de produits chimiques en 2015. Un quatrième avait survécu. Ils se trouvaient alors dans une maison abandonnée située au lieu-dit "Ranchevoux".

À l'époque, deux versions s'opposaient sur ce qui s'était passé. Les enquêteurs privilégiaient la piste d'une partie d'airsoft qui aurait mal tourné. Les ados auraient tenté de fabriquer des fumigènes et c'est en manipulant les produits chimiques que le drame aurait eu lieu. "On conseille sur internet aux pratiquants de ce loisir de pimenter leurs parties au moyen de recettes [...] il y a tout lieu de craindre que ces enfants aient été victimes d'un jeu imbécile conseillé par des gens irresponsables", avait déclaré le vice-procureur peu après le drame.

Robin, seul survivant, avait de son côté affirmé en sortant du coma que lui et ses amis auraient trouvé les produits chimiques sur place. Voulant rénover la maison afin de l'utiliser, ils auraient découverts la poudre à l'intérieur d'un touret.

L'affaire avait été classée sans suite le 5 février 2018.

Les familles à la recherche de la "vérité"


Cette ouverture d'une information judiciaire, c'est une satisfaction pour les familles des victimes. "On est plutôt contents", confirme Alain Saez, le papa de Maxime.

"Elles veulent savoir ce qu'il s'est passé. Elles veulent la vérité", martèle Gille-Jean Portejoie. La plainte avait été déposé au mois d'avril par les familles.

A l'intérieur, l'avocat indique que l'origine des produits n'a pas pu être tracée. Il souligne également "l'absence de consultation de sites internet sur la fabrication d'explosifs" de la part des adolescents.

Et les hypothèses sur ce qui s'est passé ne manquent pas. Comme la piste de l'ETA ce groupe terroriste basque dont un membre actif, Haimar Arozena a été arrêté à proximité de cette fameuse maison, quelques années avant le drame.

Il aurait d'ailleurs été trouvé avec une liste de caches, sur laquelle figurerait la maison abandonnée dans laquelle se sont rendus les adolescents.

"On espère que ça va évoluer dans le bon sens mais on a tellement été déçus qu'on va être prudents", conclut Alain Saez.