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ISÈRE : UN ADOLESCENT ROUÉ DE COUPS, 4 PERSONNES, DONT UN GENDARME, EN GARDE À VUE

Mercredi 8 Juillet - 19:45

Actu. locale


Contrôle de gendarmerie - © DR
Suspectés d'avoir roué de coups un adolescent fin juin à Heyrieux, en Isère, 4 hommes ont été placés en garde à vue à Lyon. L'un d'entre eux est un gendarme qui n'était pas en service au moment des faits.


Quatre hommes suspectés d'avoir roué de coups un adolescent fin juin à Heyrieux (Isère), dont un gendarme qui n'était pas en service au moment des faits, ont été placés en garde à vue à Lyon, a-t-on appris ce mercredi 8 juillet de source judiciaire.

Les motifs de la garde à vue sont: "violences en réunion, non-assistance à personne en danger et subornation de témoins", a indiqué à l'AFP la procureure de la République de Vienne, Audrey Quey.

10 jours d'ITT


Les faits se sont déroulés dans la nuit du 27 au 28 juin derniers. Alors qu'il sortait d'une soirée entre amis, un jeune homme de 16 ans a été pris à partie par quatre hommes. L'un d'eux, le père de son ancienne petite amie, le retient fermement tandis qu'un autre le roue de coups.

Deux autres hommes assistent à la scène. Parmi eux, un gendarme en civil dont le rôle reste à déterminer. Il "était en civil et n'a jamais fait état de sa qualité de gendarme au moment des faits", a précisé Audrey Quey.

L'adolescent, qui s'est vu prescrire 10 jours d'ITT, avait ensuite porté plainte pour "violences volontaires en réunion".

L'enquête, initialement confiée à la Brigade territoriale d'Heyrieux puis à la Brigade de recherches de Vienne, est aujourd'hui menée par la section de recherche de Lyon.

Pour l'avocat de l'adolescent, Me Bernard Boulloud, les faits relèvent d'un "guet-apens", les quatre hommes ayant "guetté" la sortie de l'adolescent "depuis un véhicule et dans une impasse".

"Je savais qu'il était gendarme car c'est le père d'une fille que je connais", avait raconté l'adolescent au Parisien. "Lorsque j'ai été agressé, je pensais qu'il allait intervenir. Mais il n'a pas bougé", avait encore témoigné l'adolescent.
Selon lui, le militaire est aussi intervenu lors de son audition à la gendarmerie.

L'Inspection générale de la gendarmerie nationale s'est saisie du dossier.