SÉLECTIONNEZ VOTRE VILLE

Rhône
  • Lyon
  • Vienne
  • Tarare
Loire / Haute-Loire
  • Saint-Étienne
  • Roanne
  • Le-Puy-en-Velay
  • Yssingeaux
Puy de Dôme / Allier
  • Clermont-Ferrand
  • Vichy
Ain / Saône-et-Loire
  • Bourg-en-Bresse
  • Mâcon
  • Valserhône
Ardèche
  • Aubenas

Cliquer pour télécharger
l'application Radio Scoop

LA RAFFINERIE DE FEYZIN EN COURS D'ARRÊT À CAUSE D'UNE GRÈVE

Mercredi 9 Octobre - 16:00

Actu. locale


La raffinerie Total à Feyzin (Rhône). - © Google Street View
Une grève perturbe l'activité de la raffinerie de Feyzin depuis lundi soir.


La raffinerie de Feyzin pourrait se retrouver à l'arrêt complet. Depuis lundi soir, les salariés du secteur de la production sont en grève. Le mouvement est suivi par 100% du personnel de cette branche, d'après la CGT.



Les raisons de la colère ? Un projet de réorganisation du site annoncé lundi par la direction. Elle prévoit notamment le transfert de la gestion de la torche à un autre secteur, ce qui provoquerait "une surcharge de travail dans ce secteur" d'après Pedro Afonso, délégué syndical CGT de la raffinerie de Feyzin, alors que "la torche est le premier élément essentiel de sécurité de notre plateforme".

Suppressions de postes

Autre conséquence de cette réorganisation et non des moindres : la suppression de sept postes d'ici deux ans, dans l'unité viscoréducteur.

Dans un communiqué publié ce mercredi, la direction affirme que "cette unité souffre de la baisse structurelle de la demande en fiouls lourds et ne fonctionne actuellement plus que trois jours par mois en moyenne".

De son côté, Pedro Afonso Total rappelle "les bénéfices pharaoniques de Total qui s'élevaient à 13.6 milliards d'euros en 2018". Car malgré la situation économique "hyper lucrative" de la raffinerie, "il y a une volonté de supprimer des emplois, tout ceci pour réduire la masse salariale", déplore le syndicaliste.

Pas d'impact pour les salariés selon la direction

La direction précise pourtant qu'il n'y aura pas de licenciements : "Ce changement d'organisation se ferait bien entendu sans licenciement et les sept salariés occupant ce poste se verraient offrir un autre poste dans l'organisation, sans impact sur leur contrat de travail, ni leur classification".

Face à ce discours, Pedro Afonso "arrive à lire entre les lignes, par exemple les départs à la retraite ne seront pas remplacés. Sur l'effectif que l'on a aujourd'hui, nous aurons une perte sèche de sept emplois, on ne peut pas accepter cela".

Une prochaine réunion est prévue entre les salariés et la direction le 18 octobre prochain.

Le personnel de la raffinerie en grève © Pedro Afonso