SÉLECTIONNEZ VOTRE VILLE

Rhône
  • Lyon
  • Vienne
  • Tarare
Loire / Haute-Loire
  • Saint-Étienne
  • Roanne
  • Le-Puy-en-Velay
  • Yssingeaux
Puy de Dôme / Allier
  • Clermont-Ferrand
  • Vichy
Ain / Saône-et-Loire
  • Bourg-en-Bresse
  • Mâcon
  • Valserhône
Ardèche
  • Aubenas

Cliquer pour télécharger
l'application Radio Scoop

LE CONSEIL D'ETAT CONFIRME LA DISSOLUTION DE GÉNÉRATION IDENTITAIRE

Mardi 4 Mai - 08:19

France


Des membres de Génération identitaire mènent une opération antimigrants dans les Alpes - © Twitter - Romain Espino
Le Conseil d'Etat a estimé lundi que la dissolution du groupuscule d'extrême droite Génération identitaire était "proportionnée à la gravité des risques pour l'ordre public" de l'association qui avait contesté via un référé-suspension sa dissolution décrétée en mars.


Le Conseil d'Etat a estimé lundi que la dissolution du groupuscule d'extrême droite Génération identitaire était "proportionnée à la gravité des risques pour l'ordre public" de l'association qui avait contesté via un référé-suspension sa dissolution décrétée en mars.

"Cette association, sous couvert de contribuer, selon ses dires, au débat public sur l'immigration et de lutte contre le terrorisme islamiste, propage, depuis plusieurs années, des idées (...) tendant à justifier ou encourager la discrimination, la haine ou la violence envers les étrangers et la religion musulmane", a estimé le Conseil d'Etat.

"La dissolution de cette association est proportionnée à la gravité des risques pour l'ordre public et la sécurité publique résultant des activités de l'association", poursuit le Conseil d'Etat.

Imagerie et rhétorique guerrières


La porte-parole de Génération identitaire (GI) Thaïs Descufon a de son côté dénoncé une "décision politique". "Ce n'est pas une surprise, on avait peu de chances que notre requête soit entendue mais ça n'en reste pas moins scandaleux", a-t-elle réagi.

Vendredi, l'association avait contesté devant le juge des référés sa dissolution, décrétée le 3 mars et justifiée selon le gouvernement par l'"incitation à la discrimination, à la haine et à la violence" et la "volonté d'agir en tant que milice privée".

Lors de l'audience, la défense a estimé que l'association ne faisait que participer au débat public sur "le lien entre immigration et terrorisme, et plus globalement l'insécurité", en adoptant "une position ferme et dure" : "stopper l'immigration", selon Me Pierre Robillot.

La représentante du ministère de l'Intérieur Pascale Léglise avait en revanche défendu que GI par l'entretien d'un "amalgame entre les immigrés, les étrangers, les musulmans et les islamistes" mettait "de l'huile sur le feu".

Dans son ordonnance, le Conseil d'Etat a abondé dans ce sens.

"L'association organise en outre des événements créant ou entretenant des sentiments xénophobes ou racistes", souligne la juridiction.

Le Conseil d'Etat a également estimé que l'association utilisait "une imagerie et une rhétorique guerrières" et a refusé de transmettre au Conseil constitutionnel la Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) de l'association.

►Actualité locale

Génération identitaire proche de la dissolution

Gérald Darmanin, qui reproche à Génération Identitaire...



meh/pga/mpm

© Agence France-Presse