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LES MOUSTIQUES TIGRES : COMMENT LES RECONNAÎTRE ET S'EN PROTÉGER ?

Mardi 24 Mai - 06:00

Actu. locale


Le moustique tigre est apparu en Auvergne-Rhône-Alpes en 2012 - © CC
Comme chaque année, ils reviennent à l'arrivée des beaux jours. Les moustiques sont bel et bien de retour dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Et parmi eux, le moustique tigre qui ne cesse de proliférer.


Ils ne nous avaient pas manqués ! L'arrivée du beau temps marque aussi le retour des moustiques tigres. Désagréables à cause de leurs piqûres, ils sont surtout vecteurs de maladies tropicales comme le chikungunya, la dengue et le virus zika. "Depuis 2004, 83 cas autochtones ont été signalés en France métropolitaine", explique Christophe Bellet, directeur technique de l'Entente Interdépartementale de la démoustication (EID).

À quoi ressemblent les moustiques tigres ?


Pour reconnaître un moustique tigre, il suffit de regarder sa morphologie et sa couleur : "c'est un moustique de petite taille qui est très foncé, pratiquement noir, et qui présente des ponctuations blanches principalement visibles sur ses pattes", décrit Christophe Bellet. De plus, il s'agit d'une espèce diurne, c'est-à-dire qu'il a une activité en journée et qu'il est capable de générer des nuisances extrêmement forte du matin au soir.

La quasi-intégralité des départements de la région touchés


Originaire d'Asie du Sud-est, il a été détecté pour la première fois en France en 1999. En 2004, son installation est constatée dans un premier département, celui des Alpes-Maritimes. En Auvergne-Rhône-Alpes, quatre premiers départements ont été touchés par la présence et la colonisation du moustique tigre dès 2012 : le Rhône, l'Isère, la Drôme et l'Ardèche. Aujourd'hui, tous les départements de la région sont touchés par sa colonisation, excepté "l'Allier et la Haute-Loire", précise Christophe Bellet.

Le moustique tigre à plutôt tendance à s'installer en milieu urbain. Pour lutter contre sa prolifération, il y existe quelques gestes simples. " En modifiant nos pratiques et nos habitudes. Comme éviter de laisser traîner en extérieur des contenants qui pourraient être remplis par les précipitations. Les pots et les vases, il faut les ranger quand on ne les utilise plus. Protéger également les dispositifs de recueil et de stockage des eaux de pluies".

Des bornes anti-moustiques écoresponsables... mais peu efficaces et qui ont un impact sur la biodiversité


Certaines communes de la région ont décidé d'agir dans la lutte contre les moustiques tigres. Elles ont installé des bornes anti-moustiques écoresponsables notamment de la société QISTA. Selon Christophe Bellet, ces pièges libèrent du CO2 ce qui va attirer les moustiques qui, en s'approchant, vont être aspirés. Toutefois, ces bornes semblent peu efficaces selon le directeur technique de l'EID : "Quand on s'attend à une forte réduction de la densité des moustiques, ces bornes ne sont pas efficaces. Malheureusement, la façon dont les pièges sont déployés dans les communes est souvent un effet de communication. Des pièges dispersés un peu partout n'ont aucun impact.".

De plus, ces bornes anti-moustiques ne capturent pas que les moustiques. Tous les insectes passant près de celles-ci sont attirés par le piège et se retrouvent aspirés dans les filets. Par conséquent, ces pièges ont un impact sur la biodiversité.

La société QISTA a souhaité apporter les précisions suivantes :
"Les bornes QISTA ne « libèrent » pas du CO2. Voici leur fonctionnement : à un débit faible, semblable à celui de la respiration de l'homme, elles émettent du dioxyde de carbone recyclé et un discret leurre olfactif imitant l'odeur corporelle. Le dispositif attire la femelle moustique - à la recherche de proies à sang chaud (le mâle ne pique pas) qui, une fois à proximité, est aspirée dans une nasse dont elle ne peut sortir.
Les bornes QISTA sont sélectives à plus de 90 % (constaté par les entomologistes de QISTA lors des relevés de filets). Ainsi elles sont sans danger pour la biodiversité.
Les bornes QISTA réduisent de 88 % les nuisances dues aux moustiques, c'est-à-dire leurs piqûres. Cette statistique est scientifiquement prouvée par l'institut de recherche indépendant pour la conservation des zones humides méditerranéennes Tour du Valat. Les bornes sont efficaces dans un rayon maximal de 60 mètres en zone dégagée. QISTA travaille avec une équipe d'entomologistes et de scientifiques qui réalisent les études d'implantation auprès des communes pour optimiser l'emplacement des pièges.
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