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SIX PERSONNES ARRÊTÉES POUR UN PROJET D'ACTION VIOLENTE CONTRE MACRON

Mardi 6 Novembre - 14:07

France


Le président Emmanuel Macron aux côtés de Gérard Collomb pour rencontrer les forces de l'ordre sur les berges du Rhône. - © Twitter / @gerardcollomb
Six suspects en lien avec la mouvance de l'ultradroite ont été interpellées mardi par les services antiterroristes.

Ces interpellations ont été conduites dans les départements de l'Isère, de l'Ille-et-Vilaine et de la Moselle, par les policiers de la DGSI dans le cadre d'une enquête ouverte pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a-t-on appris de source judiciaire.

"Cette enquête vise un projet, imprécis et mal défini à ce stade, d'action violente" contre M. Macron, a précisé l'une des sources proches de l'enquête.

L'opération a ciblé cinq hommes et une femme âgés de 22 à 62 ans, qui ont été placés en garde à vue, dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", ont précisé des sources judiciaire et proche de l'enquête.

Lundi, lors de l'installation du nouveau directeur de la DGSI Nicolas Lerner, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'est dit "attentif" aux menaces venues notamment des "mouvements extrémistes de droite comme de gauche, très actifs sur notre territoire".

- Quand Castaner était évoqué comme cible -

Depuis 2017, les enquêteurs ont déjà mené au moins deux autres coups de filets antiterroristes visant l'ultradroite.

La DGSI avait notamment démantelé en octobre 2017 un groupuscule dirigé par un jeune habitant de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) et ancien militant de l'organisation royaliste Action française, Logan Nisin.

Arrêté en juin 2017 puis mis en examen, il avait reconnu devant les enquêteurs avoir fondé ce groupe sous le nom d'OAS, rappelant l'organisation responsable d'une campagne sanglante contre l'indépendance de l'Algérie dans les années 1960. Son objectif: "enclencher une re-migration basée sur la terreur".

Parmi les cibles potentielles, le groupe avait envisagé de s'en prendre au chef de file de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon et à l'ancien maire de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) devenu ministre Christophe Castaner.

Évoquées aussi, des attaques contre des "kebabs" de Marseille ou le "chantier de la grande mosquée de Vitrolles", mais le projet avait tourné court, faute d'en avoir "les capacités", avait indiqué Logan Nisin aux enquêteurs. Sur les neuf jeunes suspects mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", plusieurs ont été remis en liberté ces derniers mois.

Plus récemment, c'est un autre groupe, Action des forces opérationnelles (AFO) qui a été ciblé en juin dernier par une opération de la DGSI. Selon les investigations, ce groupe, qui affiche son ambition de lutter "contre le péril islamiste", avait évoqué des projets d'attaques contre des islamistes sortant de prison ou des mosquées radicales.

Treize de ses membres présumés dont son probable chef de file, un policier à la retraite qui entendait "durcir l'action" du groupe, avaient été mis en examen cet été, notamment pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Quatre d'entre eux, dont le chef présumé du groupuscule, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire contre l'avis du parquet.

En France, l'ultradroite est portée par des groupuscules concurrents agissant en ordre dispersé et aux capacités opérationnelles "limitées", estimait la DGSI dans une note versée au dossier d'instruction sur le groupe de Logan Nisin.

(avec AFP)


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