SÉLECTIONNEZ VOTRE VILLE

Rhône
  • Lyon
  • Vienne
  • Tarare
Loire / Haute-Loire
  • Saint-Étienne
  • Roanne
  • Le-Puy-en-Velay
  • Yssingeaux
Puy de Dôme / Allier
  • Clermont-Ferrand
  • Vichy
Ain / Saône-et-Loire
  • Bourg-en-Bresse
  • Mâcon
  • Valserhône
Ardèche
  • Aubenas

Cliquer pour télécharger
l'application Radio Scoop

ELLE SE BALADE DANS LES RUES SANS PROTECTION HYGIÉNIQUE POUR EN DEMANDER LE REMBOURSEMENT

Mardi 5 Février - 11:20

Buzz


Irène Rose
Cette jeune étudiante de 20 ans a décidé de se promener dans les rues de Paris, sans protection périodique alors qu'elle avait ses règles. Elle souhaite que les produits hygiéniques féminins soient remboursés.


Irene Rose, jeune féministe de 20 ans, a tout simplement décidé de dénoncer la "précarité menstruelle". Car encore aujourd'hui, beaucoup de femmes n'ont pas forcément les moyens de s'acheter des protections hygiénique chaque mois.

Vendredi 1er février, Irène a décidé de faire "couler son sang dans Paris". Elle a posté sur son compte Instagram, des photos d'elle, sans protection hygiénique, le pantalon taché de sang.



Une photo accompagnée d'un texte fort :

"RÉVOLUTION SE CONJUGUE AU FÉMININ

Aujourd'hui, vendredi premier février 2019, mon sang a coulé dans Paris. Car il était temps de remettre les choses au clair : quoi que vous pensiez, nous avons le dernier mot. Nous avons le pouvoir de décision. Vous avez beau ne pas vouloir payer pour nos protections, vous avez beau trouver ma performance inutile, sale, ignoble, vous ne pourrez pas empêcher nos flux se libérer. [...] Aujourd'hui, j'ai laissé couler mon sang pendant 12h et j'ai réalisé à quel point cela ne m'a demandé aucun effort, aucun courage, aucune force. Ma journée a été d'une normalité ahurissante, ce qui, j'espère, vous fera trembler de peur. Car oui, contrairement à ce que les pubs de tampons montrent, avoir ses règles est banale, normal, quotidien. La moitié de la population les a. Ainsi, vous qui nous voulez complexées, ignorantes de notre propre nature et silencieuses, vous qui nous voulez dans la précarité économique, subissez notre nature, notre rage et notre détermination. Je ne perdrai pas une seule seconde à débattre. Je ne demande pas la prise en charge des protections périodiques réutilisables (dans la mesure du possible) pour toutes les personnes menstruées. Je l'exige. Vous n'êtes pas d'accord ? Je tâche.
Le sang coule et le sexisme tâche.

LA RÉVOLUTION EST FÉMINISTE"



La jeune femme "exige" donc le remboursement des protections hygiéniques, qui coûtent d'après certaines associations françaises, entre cinq et sept euros.